L'Algérie sur la voie des énergies renouvelables
Collecteurs thermiques
28/07/2011: Inaugurée le 14 juillet, la centrale électrique hybride de Hassi R’mel à 500 km au sud d’Alger est une centrale qui combine une matrice de miroirs solaires paraboliques et une centrale à turbines à gaz. Elle résulte d’un accord de partenariat entre la société algérienne NEAL (New Energy Algeria) et la société espagnole Abener, à travers une joint-venture de droit algérien dénommée Solar Power Plant One (SPP1).
Cette centrale hybride de production d’électricité, qui serait la première au monde, est alimentée à l’aide de gaz naturel et d’énergie solaire thermique.
La puissance électrique de cette centrale est de 150 mégawatts, dont 120 mégawatts produits à partir du gaz et 30 mégawatts par l’énergie solaire. Elle couvre une superficie de 64 ha, dont 18 ha servent d’assiette à l’installation des équipements ainsi qu’à près de 224 collecteurs solaires.Le coût de cette centrale hybride s’est élevé à 350 millions d’euros. Cette réalisation vient renforcer le parc d’éoliennes d’une puissance de 10 MW construit dans la wilaya d’Adrar.Ces investissements « verts » s’inscrivent dans la politique de diversification des sources d’énergie lancée par les autorités algériennes qui devront répondre à une consommation croissante en électricité dans le pays. Ces investissements dans les sources d’énergie renouvelables sont d’autant plus importants que l'Algérie est troisième producteur pétrolier d'Afrique derrière le Nigéria et la Libye et est le premier producteur africain de gaz (plus de 50% de la production de gaz en Afrique). Les installations construites autour de Hassi R'Mel sont par ailleurs la plaque tournante de l'industrie gazière algérienne. L’utilisation des combustibles fossiles y est donc largement soutenue. Comme l’indique le Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER), le pôle scientifique algérien dans les énergies renouvelables : « A partir de cette réalité, il est clair que les coûts de production des énergies renouvelables ne peuvent être considérés comme étant élevés à partir du moment où l’Algérie maintient sa politique de soutien des prix à la consommation interne des produits énergétiques. Cette politique a pour conséquence une augmentation annuelle de la consommation des hydrocarbures qui avoisine les 7%. Une augmentation qui dépasse celle de la croissance économique annuelle de ces dix dernières années. Avec un tel rythme d’augmentation de la demande interne, l’Algérie consommerait la moitié de sa production d’hydrocarbures à l’horizon 2021 ».On comprend dès lors la décision des autorités publiques de lancer cette année un plan visant la production de 22 000 mégawatts d’électricité à partir des énergies renouvelables durant les vingt prochaines années.


