La NASA développe la production de biocarburants à base d’algues
©Tom Esposito, TopSpin Design Works, la NASA
Les Scientifiques de la NASA développent un procédé de production de biocarburants à base d’algues qui tout en assainissant les eaux usées, élimine le dioxyde de carbone de l'air.Ce système de production d'énergie tente d’imiter le processus naturel qui, il y a des millions d'années, a donné naissance aux combustibles fossiles que nous utilisons aujourd'hui.
Dans ce processus que l’on appelle « photosynthèse », les algues synthétisent de la biomasse et de l’oxygène en utilisant l’énergie solaire, le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et les substances nutritives (phosphates, nitrates et oligoéléments) présentes dans les eaux usées. Cette technique permet de nettoyer l’eau usée. L’eau purifiée est ensuite libérée grâce un système d'osmose inversée. Contrairement à de nombreuses plantes, les algues produisent des lipides pouvant être transformés en biocarburants.
"La technologie OMEGA pour « Offshore Membrane Enclosure for Growing Algae », a des capacités de transformation. Elle peut convertir le dioxyde de carbone et les eaux usées en combustibles abondants et bon marchés", a déclaré Matthew Atwood, Président et fondateur d'Algae Systems. "La technologie est simple et suffisamment évolutive pour créer un approvisionnement énergétique local bon marché, profitant aux emplois de proximité" a t'il ajouté.Lorsque ce système est déployé dans des zones côtières contaminées («zones mortes»), il peut contribuer à les assainir tout en enlevant et en utilisant les nutriments impliqués. Les membranes d'osmose inversée utilisent des quantités relativement faibles d'énergie par rapport aux méthodes classiques de récoltes d'algues.Les algues sont similaires à d'autres plantes car elles absorbent le dioxyde de carbone, produisent de l'oxygène comme sous-produit de la photosynthèse, et utilisent les phosphates, l'azote et les oligo-éléments pour croître. Contrairement à de nombreuses plantes, elles produisent des lipides avec des cellules lipidiques pouvant être transformées en biocarburants.Dans ce projet le but est de tester d'énormes photo-bioréacteurs flottants (des sacs plastiques avec des membranes semi-perméables) en mer qui permettent à l'eau fraîche de s'écouler dans l'océan, tout en conservant les algues et les nutriments et traitant la pollution aquatique.Cette technologie lorsqu’elle sera au point pourra être utilisée dans les vaisseaux spatiaux pour de l’exploration spatiale de longue durée.
Lorsque les astronautes iront dans l'espace, ils devront apporter tout ce dont ils ont besoin pour survivre. Habiter le quart d'un vaisseau spatial exige une planification minutieuse et une gestion des ressources limitées. "Nous devons nous rappeler," explique Jonathan Trent, l'un des responsables du projet au centre de recherches de la NASA Ames, citant Marshall McLuhan (Philosophe et sociologue canadien) : "nous ne sommes pas les passagers sur le vaisseau spatial Terre, nous en sommes l'équipage."


